Le corps enrobé des enfants : quand la chair se souvient

Chez les enfants très enrobés, une mémoire s’inscrit dans leur chair — celle d’un besoin affectif, vibratoire, profondément non comblé.

À leur venue sur Terre, ils portent encore en eux la légèreté du souffle divin. Mais peu à peu, les voiles du monde viennent couvrir cette lumière. Alors, leur corps s’arrondit. Parfois, pour rester accroché à l’aura maternelle. Parfois, pour absorber ce que celle-ci n’a pas su libérer. Parfois, pour se fabriquer une armure — douce, mais solide — contre un monde qui ne les a pas encore reconnus.

Derrière ces rondeurs, ce qu’ils cherchent n’est ni dans le sucre, ni dans le sel : c’est la chaleur d’une présence, la lumière d’un amour qui nourrit l’âme autant que le corps.

Quand le corps est trop éloigné de l’esprit, il met beaucoup d’énergie dans le métabolisme pour se construire, donc il s’éloigne encore plus de l’esprit, ce qui coupe le lien avec les plans du haut. Il faut aider les enfants à trouver ou retrouver de la sécurité pour qu’il puisse décomprimer la communication avec le plan condensé.

Il est possible qu’un enfant, privé d’amour maternel — pour une raison ou une autre — au début de son incarnation, devienne enrobé. Un vide s’installe alors dans son cœur — comme une pièce silencieuse qui attend d’être habitée.
Alors, il cherche à l’extérieur ce qui lui manque : dans les saveurs, dans la matière, dans les repas trop lourds qui deviennent des câlins de substitution. Chaque bouchée est une caresse. Chaque excès, une tentative de combler l’absence.

Car, il n’a pas encore le développement nécessaire pour alimenter sa propre chaleur, se donner de la douceur et se bercer de ses propres murmures.