Le corps enrobé des enfants : quand la chair se souvient

Le corps enrobé des enfants : quand la chair se souvient

Chez les enfants très enrobés, le corps parle avant les mots.

Il garde la trace d’une mémoire ancienne — celle d’un besoin affectif et vibratoire resté sans réponse.

En venant sur Terre, Ils portent encore la légèreté du souffle divin, la transparence du monde d’où elles viennent. Mais peu à peu, les voiles du monde recouvrent cette lumière.

Alors, leur corps s’arrondit : parfois pour rester accroché à l’aura maternelle, parfois pour,absorber ce que la mère n’a pas su libérer, parfois encore pour se protéger du monde, en se tissant une armure protectrice. Mais derrière ces rondeurs, ce qu’ils cherchent n’est ni dans le sucre ni dans le sel : c’est la chaleur d’une présence, un lien d’amour qui nourrit l’âme autant que le corps.

Quand le corps s’éloigne de l’esprit

Lorsque le corps s’éloigne trop de l’esprit, il dépense une immense énergie à se construire, à se maintenir, à exister. Ainsi il s’éloigne encore plus de l’esprit. Ce qui coupe le lien avec les plans subtils.

Aider un enfant à retrouver la sécurité intérieure, c’est lui permettre de relâcher la densité de son corps, de rouvrir la communication avec les plans du haut. C’est lui offrir la possibilité de se sentir habité à nouveau, dans la douceur et la confiance.

Le vide du cœur

Il est possible qu’un enfant privé d’amour maternel — pour une raison ou une autre — dès les premiers instants de son incarnation, devienne — enrobé — un vide s’installe alors dans son cœur, comme une pièce silencieuse qui attend d’être habitée. Alors il cherche à l’extérieur ce qui lui manque : dans les saveurs, dans la matière, dans les repas trop lourds qui deviennent des câlins de substitution.

Chaque bouchée devient une caresse. Chaque excès, une tentative de combler l’absence. Car il n’a pas encore le développement nécessaire pour alimenter sa propre chaleur, se donner de la douceur et se bercer de ses propres murmures.

Retisser la présence

Lorsque la présence aimante revient, le corps n’a plus besoin de se protéger. La sécurité se dépose, le souffle se remet à circuler. L’âme peut alors se poser entièrement dans la chair, et l’enfant redevient un pont vivant entre le visible et l’invisible. 

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Dominique Marine Oberhofer

Village du Levant 2D

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